Trois mois après avoir publié Dessein d’ingénieurs – La déroute des professions, je me dois de constater que le système professionnel est plus malade que je ne le pensais. En fait, je devrais dire que le système est plus dysfonctionnel que j’aurais pu l’imaginer. Qui aurait cru qu’en 2018, la protection du public relèverait plus du mythe que de la réalité!

D’où provient ce dysfonctionnement? Après avoir multiplié les correspondances, les appels téléphoniques, les posts et vidéos, j’en arrive à la conclusion que le problème n’est pas à la base, mais bien au sommet de la pyramide. Comment arrivé-je à cette conclusion? Par le silence des premiers concernés. Un silence qui inévitablement, m’amène à demander ce qu’on cherche à cacher.

S’il n’y a rien à cacher, comment expliquer le silence de la première concernée par Dessein d’ingénieurs – La déroute des professions, la présidente de l’Ordre des ingénieurs, l’ingénieure Kathy Baig? Faute de réponse de sa part, comment expliquer ce même silence de la présidente de l’Office des professions, la docteure Diane Legault qui devrait être interpellée par ce dessein? En l’absence de réponse de la première et de la seconde, comment expliquer l’indifférence de la ministre de la Justice, l’avocate Stéphanie Vallée devant l’imbroglio de la déroute des professions?

J’ai fait parvenir à ses trois intervenantes clés du système professionnel un livre de 450 pages lequel révèle des faits qui mettent en lumière des conflits d’intérêts troublants au sein de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ). Ce livre rapporte également mes correspondances dès 2011 avec le président de l’Office des professions à l’époque, le notaire Jean Paul Dutrisac, dont une accompagnée d’un document de 107 pages qui révélait les jeux de pouvoir présents au sein de l’OIQ. Comment aujourd’hui Baig, Legault et Vallée peuvent-elles ignorer le livre, ou faire comme s’il n’existait pas?

Avec le recul, j’en viens à la conclusion que la seule explication de ce silence est que le livre Dessein d’ingénieur – La déroute des professions révèle des faits dont on préfère ne pas parler publiquement. Autrement dit, le dysfonctionnement du système professionnel est connu des mandataires, mais elles croient qu’il est préférable de cacher la situation. Comment est-ce possible?

Faut-il croire que le système professionnel est tissé aussi serré qu’une famille chez qui les tabous demeurent à jamais dans la mémoire trouble de ses membres?

Dessein d’ingénieurs ne parle pas de tarte aux pommes ou de gâteaux au chocolat. Il fait état de stratagèmes pour mettre sur pied une association d’ingénieurs en utilisant les ressources de l’OIQ. Dessein d’ingénieurs met en lumière des conflits d’intérêts qui minent la crédibilité de l’Ordre des ingénieurs. Exemple, un président simultanément vice-président d’une association de défense des ingénieurs.

Un Ordre professionnel peut-il être dirigé par un président qui a à cœur la protection de ses confrères? Lorsqu’on sait que l’Ordre des ingénieurs n’a rien fait pour enquêter sur les cas de collusion et de corruption alors que les journalistes en faisaient les manchettes, il y a lieu de se questionner sur les ratés de l’organisation. Des ratés qui deviennent suspicieux lorsqu’on prend connaissance des conflits d’intérêts rapportés dans Dessein d’ingénieurs.

L’Ordre des ingénieurs traverse une crise sans précédent pour le système professionnel québécois, mais malheureusement, plutôt que d’aller au fond des choses, son actuelle présidente semble avoir fait le choix d’endosser les agissements de ses prédécesseurs. Serait-ce qu’elle a été mise en place par les stratèges qui utilisent l’organisation depuis de nombreuses années? L’Ordre des ingénieurs aurait-il volontairement protégé ceux qui ont transporté les enveloppes brunes vers les politiciens?

Dessein d’ingénieurs présente des faits qui inévitablement soulèvent des questions. Confrontée à la situation, la présidente Kathy Baig a toutefois fait le choix du camouflage. Tout laisse croire que la présidente de l’Office des professions Diane Legault endosse cette avenue tout comme la ministre Stéphanie Vallée.

Alors qu’un faible pourcentage de la population croit au rôle de protection du public des Ordres professionnels,  moins de 15% en 2014, comment ces dirigeantes ont-elles pu choisir de faire de la déroute des professions un simple tabou?

 

Dessein d’ingénieurs – La déroute des professions est disponible dans les librairies suivantes:

 

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