Jeudi dernier le 12 avril avait lieu BOMidi un événement organisé par BOMA Québec (Building Owners and Managers Association). La conférencière n’était nulle autre que la présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), madame Kathy Baig. La présentation a eu lieu sous forme d’un interview par l’ancien journaliste Simon Durivage.

Comme auteur de Dessein d’ingénieurs – La déroute des professions, ce dîner-conférence était un incontournable rendez-vous. Je ne regrette pas avoir dépensé 137,97$ (prix non-membre incluant taxes) pour y avoir assisté même si au final, je ne peux conclure quel chapeau portait monsieur Durivage. Celui de l’ancien journaliste ou celui du consultant pour une firme de stratégies et d’affaires publiques?

D’entrée de jeu, sûrement par souci de transparence, Monsieur Durivage a affirmé avoir rencontré la présidente Baig à quelques reprises avant l’événement. Ne serait-ce que pour mieux s’informer de la situation à l’OIQ, on comprend que ces rencontres ont permis d’explorer les thèmes qui seraient abordés lors de l’entretien. Ils ont d’ailleurs tourné un vidéo pour inviter les ingénieurs à la rencontre.

Est-ce que l’entretien était complaisant? Je n’irais pas aussi loin, mais on comprend que ce genre d’événements ne vise pas à créer un malaise au sein de l’auditoire. Comme il se doit donc, l’entretien était convivial et rares ont été les questions qui ont pu déstabiliser la présidente.

En fait, il y en a eu qu’une question où la présidente n’avait pas de réponse à donner; lorsque M. Durivage a parlé de récompenses. Mme Baig a alors répondu ne pas savoir. Était-ce une question pour démontrer que l’entretien n’était pas biaisé ou Baig avait-elle complètement oublié une ligne de son texte? Serait-ce que M. Durivage a changé un mot et Mme Baig n’a pu saisir la nuance dans le feu de l’action? Était-ce aux bourses d’études qu’il faisait référence?

Malgré le côté bon enfant de la rencontre, la présidente Kathy Baig a démontré qu’elle ne peut aborder certains sujets. Par exemple, elle a affirmé ne pas savoir ce qui s’est passé avant son arrivée à l’OIQ. Pour une présidente, cette méconnaissance de l’histoire de l’organisation est très douteuse.

Comment sortir l’Ordre des ingénieurs de la tutelle si on ne comprend pas pourquoi le gouvernement n’a pas eu le choix de le faire?

Un autre moment intéressant portait sur la ligne éthique. Pour confirmer le numéro de téléphone, Kathy Baig a mentionné que l’équipe des communications présente dans la salle lui faisait le signe que c’était le bon. Elle s’est alors excusée en affirmant qu’elle n’appelait pas souvent puisqu’elle avait un accès direct au bureau du syndic.

Cette affirmation comme quoi la présidente a un accès direct au syndic soulève d’importantes questions concernant l’indépendance opérationnelle du bureau du syndic. Elle laisse sous-entendre que la présidente de l’OIQ peut s’ingérer dans les activités des enquêtes du syndic. Accepterait-on qu’un élu affirme avoir un accès direct avec le dirigeant de la police? Souvenons-nous de Denis Coderre et son fameux « Je serai ton futur boss.»

À suivre…

 

Dessein d’ingénieurs – La déroute des professions est disponible dans les librairies suivantes:

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