En début d’après-midi le 6 juillet 2016, le gouvernement de Philippe Couillard mettait en tutelle l’Ordre des ingénieurs du Québec. Très peu d’information a circulé sur la raison d’être de la tutelle, mais en Commission parlementaire le 13 septembre de la même année, la ministre de la Justice Stéphanie Vallée a mentionné que l’organisation était devenue trop associative.

Tout laisse croire que l’observation de la ministre Vallée est en lien avec les administrateurs qui se sont fait élire en se présentant comme étant membre du GROLO (Groupe pour remettre de l’ordre à l’Ordre). À l’époque sur les réseaux sociaux, ces administrateurs intervenaient en demandant la destitution du Comité exécutif de l’OIQ et de son directeur général.

Dans la foulée de la Commission Charbonneau, le rassemblement du GROLO a culminé avec l’Assemblée générale extraordinaire du mois de mai 2014. Ce qui soulève des questions avec le GROLO, c’est qu’il est intimement lié à l’ADIIQ, l’association de défense des intérêts des ingénieurs du Québec.

Dès 2013, certains ont dirigeants de l’ADIIQ s’ingéraient dans les élections de l’OIQ afin de faire élire les candidats de leur choix. Et cela explique probablement en grande partie la mise sous tutelle de l’Ordre des ingénieurs. Probablement en grande partie puisque jamais ni la ministre, ni l’OIQ n’ont justifié les raisons de la tutelle.

Malgré la décision du gouvernement de mettre sous tutelle l’Ordre des ingénieurs, le désir associatif des administrateurs ne s’est dissipé. Le plus préoccupant de la situation est la présence sur le Comité exécutif de l’OIQ d’un membre du GROLO, et ce, depuis 2013. Cette présence en continu soulève deux hypothèses.

Première hypothèse
Les membres du GROLO sont en nombre suffisant au sein du Conseil d’administration de l’OIQ pour placer un des leurs sur le Comité exécutif. Ce qui n’est pas de bon augure pour l’indépendance de l’organisation face à une influence externe et la protection du public.

Deuxième hypothèse
La majorité des administrateurs n’ont pas connaissance du passé de l’Ordre des ingénieurs et votent pour l’élection des membres du Comité exécutif sans savoir quelles sont réellement les intentions des candidats.

Pour terminer, certains diront sûrement qu’un ménage était nécessaire à l’Ordre des ingénieurs et que les membres du GROLO ont eu le courage de se regrouper pour prendre en main leur Ordre professionnel. À cela, il faut mettre un certain bémol. Les gagnants d’un conflit sont peut-être les plus forts, mais pas nécessairement ceux qui ont les motivations souhaitées. Le conflit du Rwanda en est le meilleur exemple.

C’est donc en considérant les origines du GROLO et de sa proximité avec l’ADIIQ que je présenterai la proposition ci-dessous lors de l’Assemblée générale annuelle 2018 de l’Ordre des ingénieurs.

Soyez présents, j’aurai besoin de votre appui.

Guy-Michel Lanthier, ing.

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