Qui n’a pas entendu l’expression « le temps passe vite »? Est-elle fondée? Ou est-ce le temps qui passe et tout ce qu’on a à faire qui trompent notre perception? Difficile à dire, mais à l’Ordre des ingénieurs, malgré le temps qui passe, la tutelle demeure un exercice de diversion. La situation est désolante pour nous tous ingénieurs, mais l’organisation est et demeure empêtrée dans ses problèmes internes.

Évidemment, rien ne parait et l’organisation s’efforce de cacher ses méandres avec par exemple, son plan ING2020. Il y a aussi les sanctions aux ingénieurs fautifs de la Commission Charbonneau qui sont là pour faire bonne impression. Et pour mieux faire croire à l’efficacité de ces dernières et que le plan fonctionne, la présidente Kathy Baig a trouvé ses cobayes qu’elles exhibent sur toutes les tribunes où elle passe. « ‘Vous connaissez les frères S…., ils ont été sanctionnés… » Pourquoi eux en exemple? On se croirait au temps des Rois où les têtes étaient coupées sur la place publique et exhibées aux yeux de tous.

On comprend que la présidente a le mandat de rétablir la crédibilité de l’Ordre des ingénieurs. Et c’est effectivement en ce sens qu’elle multiplie les sorties publiques. Indéniablement, elle a l’appui du Conseil d’administration comme si tout un chacun croyait que le marketing est synonyme de bonne gouvernance. Bientôt sur vos écrans, le fruit d’une campagne médiatique de trois millions de dollars!

Soyons sérieux, nous sommes ingénieurs, des professionnels. Nous savons que pour résoudre un problème, il faut comprendre l’ensemble de ses paramètres. Pourquoi alors l’OIQ refuse-t-il d’aller au fond des choses et ainsi faire la lumière sur les raisons de la tutelle? Certes, l’organisation était devenue trop associative aux yeux de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée. Qu’en est-il des conflits internes? Qu’en est-il de l’absence de sanction pendant toutes ces années où les ingénieurs finançaient le parti libéral?

Bien entendu dans la foulé de la commission d’enquête, les dirigeants de l’Ordre ont excusé leur laxisme en mentionnant que l’organisation n’était pas prête pour enquêter ce type de délit. Combien ont avalé ces explications comme d’autres une couleuvre? Une réponse, pour ne pas dire excuse, trop simple et sans substance qui a semblé ravir le gouvernement. Faut-il s’en surprendre alors que les coffres du parti au pouvoir étaient garnis, comme jamais ils ne l’avaient été?

Après avoir annulé les élections 2018, dont celles pour le poste de la présidence de l’Ordre des ingénieurs, et aboli son Comité exécutif, le 6 juillet 2018 est un triste anniversaire pour tous membres de la profession. Le plus malheureux est sûrement qu’en place de faire la lumière sur son passé, l’Ordre des ingénieurs et sa présidente s’ingénient à nous projeter dans le futur à « coût » de marketing puisé au fond de nos poches.

N’ayons pas peur des mots. Après deux ans de ce régime, les ingénieurs sont, et demeurent, les Totos de la tutelle!

Dessein d’ingénieurs – La déroute des professions est disponible dans les librairies suivantes:

 

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