Voilà une découverte qui m’a laissé bouche bée, malgré tout ce que j’ai vu se produire à l’Ordre des ingénieurs du Québec. Cela dépasse un peu l’entendement, mais malgré les 20 ans d’observation, un livre de 450 pages, bientôt 44 chroniques (celle-ci incluse) sur le blogue de Dessein-d’ingénieurs – La déroute des professions et 58 vidéos diffusés sur You Tube, de nouveaux éléments viennent démontrer que l’OIQ demeure sous le contrôle de quelques individus qui se croient au-dessus des lois.

Ma dernière trouvaille porte sur le vice de procédure qui a été orchestré au sein du Conseil d’administration de l’OIQ afin de permettre à l’ingénieure Kathy Baig de se maintenir à la présidence de l’organisation. Jamais Dessein d’ingénieurs n’aura été aussi représentatif de la situation.

Voici ce que dit l’article 64 du Code des professions:

L’élection du président est tenue suivant l’un ou l’autre des modes suivants que le Conseil d’administration détermine:

a) soit au suffrage universel des membres de l’ordre par scrutin secret;

b) soit au suffrage des administrateurs élus et des administrateurs nommés, qui élisent le président parmi les administrateurs élus par scrutin secret.

Ensuite, l’article 64 fait la précision suivante:

Un membre ne peut être candidat à la fois au poste de président et à un poste d’administrateur.

J’en ai parlé il y a deux semaines, ici. Pour réduire le nombre d’administrateurs de 24 à 16 à la fin du mandat 2017-2018 et ainsi se conformer au Code des professions, les mandats des administrateurs qui venaient à échéance en juin 2018 n’ont pas été soumis aux élections.

J’ai également parlé que contrairement à ce que l’Assemblée générale annuelle 2016 avait voté, le Conseil d’administration a choisi d’élire le président 2018-2020 parmi les administrateurs élus.

De plus, l’article 64 du Code des professions dit clairement qu’un membre ne peut être à la fois président et administrateur.

Lorsqu’on y regarde de plus près, on en vient à se demander comment le Conseil d’administration de l’Ordre des ingénieurs a pu reconduire l’ingénieure Kathy Baig à la présidence. Vous me suivez? J’explique:

  1. L’ingénieure Baig s’est fait élire en 2016 comme présidente pour un mandat de 2 ans.
  2. En juin 2018, Mme Baig terminait son mandat. Elle n’avait alors plus aucun lien avec le Conseil d’administration. Elle n’était surtout pas administratrice puisque l’article 64 interdit à un membre d’être à la fois administrateur et président.
  3. Comme les élections pour renouveler les postes d’administrateur ont été annulées, l’ingénieure Baig n’a pu se faire élire comme administratrice à la fin de son mandat de présidente.

Selon ce qui précède, n’étant pas administratrice élue, comment le Conseil d’administration a-t-il pu élire Mme Kathy Baig à la présidence pour le mandat 2018-2020?

À la lumière des faits, tout laisse croire qu’encore une fois, l’Ordre des ingénieurs du Québec est utilisé pour satisfaire des ambitions personnelles. C’est malheureux, mais je le réitère, les ingénieurs sont les Totos de la tutelle.

 

Dessein d’ingénieurs – La déroute des professions est disponible dans les librairies suivantes:

 

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