Le 30 juillet 2018 restera une date importante pour le monde de l’ingénierie. C’est le jour où il a été dévoilé que le Conseil d’administration de l’Ordre des ingénieurs a contrevenu au Code des professions pour réélire illégalement l’actuelle présidente Kathy Baig. Cette situation déshonorante pour les ingénieurs m’a incité à faire un appel à tous afin qu’une fois pour toutes, on se donne une profession digne de ce nom.

Le 30 juillet, j’ai interpellé le syndicat des ingénieurs d’Hydro-Québec (SPIHQ), l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), le syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal (SPSPEM) ainsi que l’Association pour la défense des intérêts des ingénieurs du Québec (ADIIQ).

Tous ces regroupements d’ingénieurs ont reçu un courriel les informant de la situation. À l’exception de l’ADIIQ, il est toutefois curieux que personne n’ait osé répondre. Sachant qu’ils ont une influence sur les résultats des élections des administrateurs qui entrent sur le Conseil d’administration de l’OIQ, seraient-ils partisans de la passe-passe qui a permis à Kathy Baig de conserver la présidence de l’organisation?

Concernant la réponse de l’ADIIQ, elle est décevante, mais pas réellement surprenante lorsqu’on pense que l’Association a favorisé des candidats lors des dernières élections et que la majorité se soit fait élire. Faut-il comprendre qu’après avoir placé son monde, pour ne pas infiltrer l’OIQ, l’ADIIQ laisse les choses aller le temps que la poussière entourant la tutelle retombe?

Sur les réseaux sociaux, son porte-parole a mentionné qu’il ne servait à rien de contester la situation parce que peu importe le président, ce dernier n’était que l’exécutant du gouvernement. De plus, les ingénieurs seraient fatigués de la situation et il serait difficile de les mobiliser. Finalement selon l’ADIIQ, la seule avenue pour dénoncer l’élection illégale de la présidente Baig serait une démarche devant les tribunaux.

Il est surprenant de voir l’ADIIQ renoncer à faire la lumière sur l’élection illégale de la présidente de l’Ordre professionnel de ses membres. Comment une association disant vouloir défendre les intérêts des ingénieurs peut-elle tourner le regard alors que ses membres se font passer le plus gros sapin de leur histoire? Serait-ce que la tutelle de l’Ordre des ingénieurs n’est qu’une façade pour protéger ceux qui contrôlent réellement l’organisation?

Il serait sûrement intéressant de connaître les vrais motifs justifiants que l’ADIIQ abdique.

Dessein d’ingénieurs – La déroute des professions est disponible dans les librairies suivantes:

 

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