Depuis quelques semaines, le Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ) interpelle les partis politiques sur les médias sociaux en vue de la prochaine campagne électorale. Comme auteur de Dessein d’ingénieurs – La déroute des professions, je ne pouvais mieux demander. Imaginez, le porte-parole des Ordres professionnels qui confirme qu’effectivement, déroute il y a!

Au bénéfice de tous, le CIQ est une organisation qui chapeaute les 46 Ordres professionnels présents au Québec. Il fait partie du système professionnel tout comme l’Office des professions du Québec (OPQ). Ces deux entités relèvent du système de Justice.

En quelque sorte, l’Office des professions représente le gouvernement et s’assure que la protection du public par les Ordres est opérationnelle. Pour sa part, le Conseil collige et coordonne les besoins et demandes formulés par ses membres et parle en leur nom. Au besoin, ces instances s’adressent au bureau du ministère de la Justice pour concilier les différends qui peuvent voir jour au fil du temps.

En particulier, le Conseil interprofessionnel interpelle les partis politiques afin qu’un, ou une, ministre soit dédié au système professionnel. Le CIQ justifie sa demande par le fait qu’il y a 390 000 professionnels au Québec. Pour ma part, je trouve que cette demande est justifiée par l’immobilisme de l’Office des professions; une organisation qui semble se complaire dans le statu quo.

Le livre Dessein d’ingénieurs témoigne des signalements formulés concernant la main mise par un petit groupe sur l’Ordre des ingénieurs. Dès 2011, l’OPQ était avisé par un document de 107 pages que l’OIQ était utilisé pour mettre sur pied une Association d’ingénieurs plutôt que d’assurer la protection du public.

La Commission Charbonneau est venue démontrer que l’Ordre des ingénieurs s’est trainé les pieds pendant des années. Le laxisme de l’OIQ aurait-il servi à protéger les collusionnaires? Une chose est sure, ne comptez pas sur l’Office des professions pour faire la lumière sur la situation. Il est sûrement très satisfait de la réponse de l’OIQ lorsqu’il s’est fait pointer du doigt : « Vous savez, nous n’étions pas prêts à ce genre de stratagèmes de la part de nos membres. » Où était-il au moment de la Commission Malouf?

Actuellement, la présidente de l’Ordre des ingénieurs, Kathy Baig, a été élue en contrevenant au Code des professions. Que cela ne tienne, dans une réponse récente, l’Office des professions s’est dit satisfait des progrès observés à l’OIQ! Comment une organisation qui doit s’assurer de l’intégrité des mécanismes de protection du public peut-elle se fermer les yeux sur des violations de la Loi dont elle est garante?

Les faits démontrent que l’Office des professions est inapte à assumer son rôle. Dans les circonstances, la demande pour un/une ministre à temps plein pour assurer le fonctionnement du système professionnel est salutaire. Il faut appeler un chat, un chat. Les professionnels et le public ne peuvent plus se fermer les yeux sur la déroute des professions!

 

Dessein d’ingénieurs – La déroute des professions est disponible dans les librairies suivantes:

 

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