Dans mon dernier post, je présentais la lettre envoyée à la Secrétaire de l’Ordre des ingénieurs (OIQ). Je mentionnais également que l’avocat de l’organisation m’avait fait part que mes questions soulevaient des réponses qui devaient passer le test de la Loi d’accès à l’information. Je terminais en soulignant que je ne serais pas surpris qu’on ne me réponde pas… Ce qui devait arriver arriva!

C’est le 29 janvier que j’ai reçu la réponse de l’avocat du Secrétariat de l’OIQ. À sa lecture, j’ai compris que mon correspondant s’était trompé de vocation. Sans aucun doute qu’il aurait eu plus de succès comme humoriste! Comment réagir autrement qu’un éclat de rire lorsqu’un messager fait référence à la Charte des droits et libertés de la personne pour se désister de répondre à des questions?

Ainsi sur les 8 questions que je posais à la Secrétaire de l’OIQ, son avocat a acquiescé à la question portant sur la composition du Conseil d’administration au moment de la réélection de la présidente. Une réponse! Rendons toutefois à César ce qui appartient à César. L’avocat n’avait pas tellement le choix de répondre favorablement à cette question puisque les procès-verbaux (PV) de l’organisation sont rendus publics depuis quelques années déjà. J’avais posé la question puisque de mémoire, ce PV n’était pas en ligne au moment de l’écriture de la lettre.

Je ne sais pas si l’avocat l’a réalisé, mais je posais la question pour savoir qui étaient les administrateurs qui ont réélu la présidente Baig pour une raison très précise. En fait, je voulais savoir quelle était la composition du Conseil d’administration pour être en mesure de situer dans lequel des mandats cette réélection a eu lieu.

Pour faire simple, si 24 administrateurs avaient voté, on se situait dans le mandat 2016-2018; mandat pour lequel l’ingénieure Kathy Baig a été élue à la présidence pour un mandat de 2 ans. Par contre, comme seulement 16 administrateurs ont voté, on se retrouve dans le mandat 2018-2020; un mandat pour lequel la présidente n’a pas été élue. De plus, l’entête du procès-verbal, première séance du 98e Conseil d’administration, prouve que nous sommes bel et bien dans la mandat 2018-2020. Procès-verbal ici. (Voir le vidéo pour une explication visuelle de la situation.)

Comme je l’explique dans le vidéo, le procès-verbal démontre que la présidente a été réélue en contravention à l’article 64 b) du Code des professions. Effectivement, au moment du vote, l’ingénieure Kathy Baig n’était pas une administratrice élue comme le stipule ledit article:

  • le mode d’élection (du président) est au suffrage des administrateurs élus et nommés qui élisent le président parmi les administrateurs élus

Comme je titrais mon dernier post, ça ne sent pas bon à l’OIQ. C’est à se demander à quoi sert la tutelle. Sans parler de l’Office des professions qui depuis 2011, semble se fermer les yeux sur les ratés de la gouvernance de l’Ordre des ingénieurs, mais ça c’est un autre sujet!

Je suis présentement en train d’analyser la lettre que m’a adressé l’avocat Patrick Marcoux. Mes conclusions feront l’objet de mon prochain post. J’ai l’impression que l’exercice va être très intéressant…

 

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